Ajalah, 47 ans
Qui:
Ajalah, 47 ans, South Bronx, NYC
Âge au moment du diagnostic de diabète de type 2 :
44 ans
En rémission depuis:
1 an
Avant le diagnostic:
J'ai toujours eu des difficultés à gérer mon poids, mais je faisais de mon mieux pour suivre tous les conseils de santé les plus récents. Je pensais faire des choix plus sains en remplaçant les graisses animales par des huiles végétales, en arrêtant de boire des sodas pour privilégier les jus de fruits. Je suivais la pyramide alimentaire recommandée, je mangeais du riz brun au lieu du riz blanc. Malgré tous ces changements, je me sentais de plus en plus malade et je continuais à prendre du poids. Il me semblait que plus je m'efforçais d'être en bonne santé, plus je devenais malade.

Symptômes:
En 2020, j'étais fatiguée tout le temps. J'avais une soif extrême, presque à avoir la bouche sèche en permanence. Je ne pouvais pas rester à plus de cinq minutes d'une toilette. Je me sentais vraiment mal. Mais ce n'était que le début des problèmes.
Diagnostic:
Mon médecin a fait des analyses de sang et mon hémoglobine A1C était à 15 %, ce qui est extrêmement élevé. J'ai été dévastée quand elle m'a annoncé que cela signifiait que j'avais le diabète de type 2 et qu'il n'y avait pas de remède, que je devrais apprendre à le gérer à vie. Pour commencer, elle m'a prescrit cinq médicaments. On m'a aussi référée à une nutritionniste qui m'a recommandé des flocons d'avoine trempés pour la nuit et des pommes avec du beurre d'arachide. Un spécialiste m'a montré comment m'injecter de l'insuline trois fois par jour. J'ai tout suivi à la lettre, mais mon poids continuait d'augmenter, atteignant 296 livres, et ma glycémie restait dangereusement élevée. J'ai même fini par être orientée vers un chirurgien pour discuter de la chirurgie bariatrique.
Qu'avez-vous fait?
Heureusement, je n'ai pas subi la chirurgie, mais j'ai essayé de suivre tous les conseils. Je prenais mes médicaments tous les jours. Mais ma condition continuait de se détériorer. Ma vue a commencé à baisser. J'avais de graves migraines et une confusion mentale qui me rendaient extrêmement oublieuse. Mon asthme s'est aggravé et je devais utiliser mon inhalateur plusieurs fois par jour. Je ne pouvais plus monter les escaliers, ni même marcher jusqu'au bout de ma rue à cause des enflures aux pieds. J'utilisais une canne pour me déplacer. Des douleurs aux nerfs, intenses et lancinantes, rendaient la marche et même le sommeil pratiquement impossibles. Mes cinq médicaments sont rapidement devenus quinze. Je me faisais des injections d'insuline jusqu'à cinq fois par jour. Mais rien ne fonctionnait. Mon espoir de contrôler mon diabète s'est transformé en désespoir, puis en une profonde dépression qui m'a clouée au lit. Je ne sortais plus de chez moi. Je ne quittais même plus mon lit. J'avais essentiellement abandonné. Cela n'affectait pas seulement ma santé, mais aussi celle de mes enfants. Dans ma dépression, je me blâmais de ne pas être un bon modèle pour eux, de ne pas réussir à m'en sortir. J'avais l'habitude de faire de l'exercice, de jouer au tennis, de danser. Comment étais-je devenue comme ça ?
Que s'est-il passé ensuite?
J'ai finalement été orientée vers la Dre Mariela Glandt, une endocrinologue spécialisée dans le diabète de type 2 et fondatrice de l'application OWNAHealth, qui traite le diabète de type 2 avec une alimentation cétogène. Je suis allée à son bureau en boitant avec ma canne. Après avoir entendu mon histoire, la première chose qu'elle m'a dite a été : "Ce n'est pas votre faute" et "Je peux vous aider." Cela me fait pleurer rien que d'y penser. C'était la première fois que je me sentais acceptée et comprise, et j'ai su qu'elle était différente. Elle m'a expliqué ce qu'était la résistance à l'insuline, comment j'avais probablement été très résistante à l'insuline pendant des années, et comment un niveau constamment élevé d'insuline bloque la libération des graisses des cellules, rendant la perte de poids impossible. Elle m'a dit que pour inverser cette situation, il fallait d'abord résoudre ce problème de résistance à l'insuline. Dès la première visite, elle a arrêté tous mes médicaments. J'ai eu peur. Je pensais que j'avais besoin de ces médicaments pour rester en vie. Mais elle m'a donné une nouvelle liste d'aliments à manger. Elle m'a dit que la nourriture allait devenir ma nouvelle médecine. Son soutien positif et chaleureux a été le premier rayon d'espoir que j'avais eu depuis des années.
Avez-vous apporté des ajustements ?
J'ai éliminé tous les glucides raffinés, les féculents et le sucre. Je me suis concentrée sur les viandes, la volaille, les œufs, les produits laitiers, les légumes qui poussent au-dessus du sol et les petits fruits faibles en sucre. Je me suis sentie mieux presque immédiatement. En quelques jours à peine, je pouvais me lever du lit. En quelques semaines, j'ai abandonné ma canne. En quelques mois, j'avais perdu 40 livres — sans jamais compter les calories ni ressentir la faim. En peu de temps, mon diabète de type 2 est entré en rémission. Mon A1C est passée de 15 % à 5,2 %, et elle est restée à ce niveau depuis. Changer la façon dont je mange a changé ma vie. Et je continue de m'améliorer chaque jour.
À quoi ressemblait une journée typique d'alimentation avant et maintenant?
Quand j'étais au plus mal, je prenais du gruau pour le petit-déjeuner, garni de noix, de raisins secs et de baies, sans sucre. Pour le dîner, c'était souvent une salade avec peut-être un peu de riz brun. Je ne mangeais pas beaucoup de viande, car je pensais que c'était mauvais pour moi. Le souper, c'était généralement une poitrine de poulet avec un bol de riz et des légumes. Et pour dessert, un grand bol de fruits. Je mangeais selon les quatre groupes alimentaires et je pensais que c'était une alimentation saine, mais ces glucides et ces fruits faisaient grimper ma glycémie et maintenaient mon insuline à des niveaux très élevés. Même si c'était ce que les professionnels de la santé m'avaient recommandé, cela contribuait en réalité à aggraver mon état. Aujourd'hui, je commence ma journée avec des œufs, peut-être un peu d'épinards et un peu de viande comme une tranche de jambon ou un morceau de bacon. Quand je prends ce genre de déjeuner, je n'ai souvent plus faim de toute la journée, alors je saute le dîner. Mais si je mange quelque chose en milieu de journée, ce sera généralement du poulet ou un autre morceau de viande. Je le fais cuire la veille et je me promène avec un petit sac de poulet ou de viande cuits que je grignote si j'ai faim. Pour le souper, je prends du poulet ou un morceau de viande avec du brocoli ou un autre légume qui pousse au-dessus du sol. Si je prends un dessert, ce sera des bleuets et des fraises avec un peu de crème, ce que j'adore.
Que souhaitez-vous dire aux autres?
Je ne compte plus les calories. Je mange plus que je ne l'ai jamais fait et je perds du poids sans avoir faim. C'est incroyable de penser que mon amour pour la nourriture m'a conduite à cette situation, et c'est aussi cet amour pour la nourriture qui va m'en sortir. Après avoir pris 15 médicaments, je n'en prends plus aucun. Ma nouvelle médecine, c'est une nourriture délicieuse ! J'ai maintenant l'énergie d'aller à la salle de sport. Je développe mes muscles. Je joue au tennis et je danse à nouveau. Mon esprit est clair et je suis motivée pour poursuivre mes rêves de devenir entrepreneure. Cette expérience m'a appris que se rétablir dépend d'obtenir les bons conseils. Grâce à la Dre Mariela Glandt, j'ai pu les avoir, mais je suis une des chanceuses. Je crois que tout le monde devrait avoir accès à ces informations.
Meilleurs conseils?
Certaines personnes disent qu'elles ne peuvent pas se permettre ce mode de vie, mais la réalité, c'est que ce mode de vie est possible pour tout le monde. Si vous êtes malade, à court d'énergie et que votre état empire, vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas essayer. Achetez de la viande, du poisson et de la volaille en solde, découpez-les en portions et congelez-les. Achetez des légumes et des petits fruits surgelés, et utilisez-les au besoin – ils ne se gâteront pas. Les œufs sont peu coûteux et fantastiques. Ne pas avoir faim, ne pas manger de la malbouffe et ne pas être malade permet d'économiser beaucoup d'argent. Mon autre conseil est de parler de votre parcours à tout le monde et de les impliquer. Ils vous soutiendront. Ils veulent vous voir en meilleure santé.
Écoutez l'histoire inspirante d'Ajalah en conversation avec sa médecin, Dre Mariela Glandt, et le Dr Charles Helm. Vous la trouverez dans l'épisode du 12 décembre 2024 du balado At the Helm, disponible ici.