Amy, 61 ans
Qui:
Amy, 61 ans, Comox Valley (C.-B.)
Âge au moment du diagnostic de diabète de type 2:
58 ans
En rémission depuis:
2,5 ans
Avant le diagnostic:
IDans la cinquantaine, j'ai commencé à prendre du poids et à me sentir très fatiguée. Tout ce que je voulais faire, c'était m'allonger, surtout en milieu d'après-midi. Quand on se sent comme ça, on n'a plus d'énergie pour faire de l'exercice, et la fatigue et la prise de poids deviennent un cercle vicieux. À un moment donné, pendant une période très difficile de ma vie vers 2018, je n'avais même plus l'énergie de cuisiner. Certains soirs, le dîner se résumait à des croustilles et du Coca-Cola. Ce n'était vraiment pas une bonne période pour ma santé physique, émotionnelle ou mentale.

Symptômes:
On entend souvent dire que le diabète se manifeste par des symptômes comme une soif excessive et des envies fréquentes d'uriner, mais je n'avais rien de tout cela. J'avais simplement pris du poids et je ressentais une fatigue extrême, qui durait depuis plusieurs années. Mais ces symptômes ne faisaient qu'empirer.
Diagnostic:
Au printemps 2021, mes médecins m'ont annoncé que mes résultats de glycémie montraient que j'avais un diabète de type 2. Pourtant, je n'ai pas vraiment réagi pendant environ six mois. Je ne prenais pas la situation au sérieux. Je manquais de motivation. Il m'est même arrivé de conduire jusqu'au gym, de rester assise dans ma voiture, puis de rentrer chez moi sans y être allée. J'ai appris plus tard que mon HbA1c était à 11 %, ce qui est très élevé, mais je ne savais pas ce que cela signifiait à l'époque.
Pourquoi avez-vous tenté la rémission?
Ma fille, qui est infirmière, s'est inquiétée. Elle m'a demandé : « Sais-tu ce qui pourrait arriver ? » Je n'avais aucune idée. Elle m'a dit que je ne devais pas ignorer cette situation. Puis, à Noël 2021, j'ai vu une photo de moi avec ma famille. J'ai été choquée. Je n'avais pas l'air en santé. J'ai donc décidé, en janvier 2022, qu'il était temps d'agir. En plus de ces motivations, j'ai aussi commencé à pratiquer l'autocompassion, c'est-à-dire à me traiter avec la même gentillesse et compréhension que j'offrirais à un ami en difficulté. C'est ce changement de mentalité qui m'a aidée à amorcer les changements nécessaires.
Qu'avez-vous fait?
En tant qu'enseignante et chercheuse, j'ai commencé à me renseigner sur le diabète de type 2. C'est ainsi que j'ai découvert l'étude sur la rémission du diabète de type 2 menée par le Dr Jonathan Little à l'Université de la Colombie-Britannique. Il a été extrêmement positif et m'a dit : « Vous pouvez y arriver. » Je me suis inscrite à leur étude, et c'était exactement ce dont j'avais besoin, car j'ai reçu beaucoup d'informations, de soutien et un coach pour m'accompagner. J'ai commencé à utiliser un CGM (moniteur de glucose en continu) qui me permettait de voir exactement comment différents aliments affectaient ma glycémie. Je pouvais voir comment une marche ou une séance d'exercice après un repas faisait baisser ma glycémie, et comment les sucres, les aliments ultra-transformés et les aliments riches en glucides faisaient grimper mes taux de glucose.
Qu'est-ce qui s'est passé?
Au début, je me rendais folle à essayer de compter et de mesurer chaque gramme de glucides que je consommais. J'ai fini par comprendre que cette approche était trop stressante pour moi. L'étude m'a mise en contact avec une diététicienne qui m'a montré comment planifier visuellement mes repas. Il suffit de remplir la moitié de l'assiette de légumes ou de salade, un quart de protéines comme de la viande, du poisson ou de la volaille, et un quart de glucides sains, comme du riz sauvage au lieu du riz blanc. Je n'avais plus besoin de compter ou de mesurer chaque bouchée.
Que faites-vous maintenant?
Cette méthode de l'assiette fonctionne vraiment pour moi. Je la trouve simple et pratique. J'ai aussi commencé à faire des exercices que j'aime. J'ai rejoint une équipe de bateau-dragon et je sors pagayer deux fois par semaine. J'ai aussi fait un peu de danse en ligne, je joue au tennis maintenant, et je viens de commencer le pickleball. Je m'amuse tout en bougeant, et je ne prends plus jamais l'ascenseur. Chaque pas compte. Je fais tester mon HbA1c tous les trois mois et je suis en rémission, avec des résultats entre 5,5 % et 5,7 %. C'est comme si mon corps avait fait un "reset".
Quel est votre repas incontournable ?
J'adore les pâtes, mais une assiette pleine est maintenant trop riche en glucides pour moi. Avec la méthode de l'assiette, j'ai appris que si je remplis les trois quarts de l'assiette avec une sauce pleine de légumes et de protéines, je peux me permettre un quart d'assiette de pâtes. Je peux donc continuer à manger ce que j'aime, mais en plus petite quantité.
Que souhaitez-vous dire aux autres?
Je pense vraiment que tout commence par l'autocompassion et l'éducation. Il faut comprendre la science pour trouver le mode d'alimentation qui nous convient. Il existe de nombreuses façons de réussir, mais cela commence par découvrir quels aliments augmentent votre glycémie de manière significative.
Meilleurs conseils?
Pour moi, avoir un coach et du soutien pendant l'étude a été essentiel, tout comme l'utilisation du CGM pour voir exactement ce qui se passait dans mon corps. Même après la fin de l'étude, j'ai acheté un capteur pour deux semaines afin de m'assurer que je restais sur la bonne voie. Donc, si vous êtes comme moi, trouvez un moyen d'obtenir du soutien pendant que vous apportez ces changements.