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Darryl, 64 ans

Qui:

Darryl, 64 ans, Kenora (ON)


Âge au moment du diagnostic de diabète de type 2:

60 ans


En rémission depuis:

 4 ans


Avant le diagnostic:

J’ai toujours été corpulent, mais je croyais bien bouger et me sentir bien. Mais quand je regarde aujourd’hui des photos de moi datant d’il y a une dizaine d’années — notamment l’été où mes fils et moi avons refait la toiture de la maison — je vois que j’étais vraiment gros, et que je peinais à cause de mon surplus de poids. Je pesais près de 300 livres.

Darryl, 64 ans

Symptômes avant le diagnostic:

Je n’avais pas vraiment de symptômes de diabète… du moins, je ne pensais pas en avoir. Mais avec le recul, je vois bien que je n’avais pas beaucoup d’énergie et que je ne me sentais pas bien, surtout en comparaison avec comment je me sens aujourd’hui. J’ai traversé une période de deuil extrêmement difficile après le décès accidentel de l’un de mes fils, puis ma femme est décédée. C’est avant son décès que j’ai reçu le diagnostic de diabète.


Diagnostic:

Je suis allé chez le médecin pour un examen de routine et j’ai fait une prise de sang. Quand je suis revenu le voir, tout ce qu’il m’a dit, c’est de « surveiller ma glycémie ». Je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Une semaine plus tard, en juin 2019, j’avais une piqûre d’insecte qui ne guérissait pas. En consultant l’infirmière praticienne, elle a regardé mon dossier médical et m’a dit que mon A1C était à 7,9 %, ce qui correspond à un diabète de type 2. J’étais sous le choc. Elle m’a proposé un traitement médicamenteux, mais j’ai refusé. Je voulais d’abord essayer avec l’alimentation et l’activité physique.

Elle m’a dit que je devrais perdre du poids et réduire ma consommation de sucre.


Pourquoi avoir tenté la rémission ?  

Je ne voulais pas prendre de médicaments, et encore moins vivre avec un diabète qui se détériore d’année en année. J’avais vu ce que le diabète peut faire. Je venais de perdre un ami proche à cause de complications du diabète. Je l’ai accompagné dans ses derniers jours à l’hôpital. Au fil du temps, il a eu toutes les complications : il a perdu la vue d’un œil, puis de l’autre… il a subi des amputations, il a développé une insuffisance rénale… tout y est passé. Je savais que je ne voulais pas suivre ce chemin. Je voulais être là pour mon fils, ma belle-fille et mes petits-enfants.


Qu’avez-vous fait ?

J’ai adopté un régime faible en glucides, sans même savoir au début que c’est ce que je faisais. Je me suis demandé ce que je devais changer dans mon alimentation.

Je savais que j’aimais le pain et la pizza, alors j’ai décidé de les éliminer. Je me suis autorisé une pizza par mois, notée dans le calendrier comme une gâterie. Je suis passé d’une pizza large à une moyenne, puis à une petite. Et avec le temps, je me suis rendu compte que je n’en avais plus vraiment besoin. Je ne mangeais pas tant de sucre à la base, mais je consommais beaucoup de jujubes… que j’ai coupés net aussi. J’ai aussi pris la décision de marcher partout. Je faisais au moins 15 000 pas par jour, souvent après les repas. L’hiver, je marchais à l’intérieur sur une piste de course couverte.


Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?

J’ai perdu 60 livres en environ 4 mois, et mon A1C est descendu à 5,7 % – ce qui n’est plus un diabète. Depuis, j’ai réussi à maintenir mon poids et à garder mon A1C entre 5,4 et 6,6 %. Mais au-delà des chiffres, je me sens mieux que depuis des années – mieux que dans la cinquantaine, peut-être même que dans la quarantaine.

J’ai retrouvé mon énergie.

Et maintenant ?

Un jour de travail typique, je me lève vers 5 h du matin et je fais un peu d’exercice.

Au déjeuner, je prends des œufs ou, une fois par semaine, des Cheerios sans sucre, avec un peu de fruit et du lait. Parfois, je pratique le jeûne intermittent, donc je prends seulement un café le matin, et je ne mange rien avant le souper. Je fais ensuite 70 km de route pour aller enseigner dans une réserve des Premières Nations, où je suis enseignant en formation professionnelle au secondaire. Le midi, je mange généralement une protéine (poulet, poisson, steak) avec une salade. Le souper est tôt — vers 17 h — avec encore une protéine, des légumes et une salade.

Après le souper, j’essaie de faire une autre marche. Cette année, j’ai finalement arrêté les sodas diète — ça a probablement été le changement le plus difficile à faire. Maintenant, je ne bois que de l’eau pétillante, parfois aromatisée et sans calories (comme Bublé).


Quel est votre repas incontournable ?

Bacon et œufs, poulet et salade. J’adore la salade Cobb.


Que souhaitez-vous dire aux autres?

Vous en êtes capables. Il n’est jamais trop tard pour améliorer votre santé. Avec de la volonté et de la détermination, vous pouvez maîtriser votre diabète de type 2 sans médicaments. Il existe plusieurs façons d’y arriver, mais pour moi, marcher après les repas et compter mes glucides a été la manière la plus simple. Peu importe votre poids, vous ne perdrez pas 20 livres en une semaine. Ne soyez pas déçus si ça prend du temps. Ne vous pesez pas chaque jour, car votre poids varie naturellement.

Faites-le toutes les semaines ou deux semaines. Et surtout : restez constants. Même si vous n’arrivez pas à une rémission complète, toute amélioration de votre glycémie améliorera votre santé et réduira vos risques de complications. Faites-le pour vous. Pas pour les autres.


Meilleurs conseils?

Planifiez à l’avance ce que vous allez manger — ne laissez pas ça au hasard.

Même si vous ne planifiez qu’un jour à la fois. Sortez le blanc de poulet du congélateur le matin, comme ça vous aurez quelque chose de prêt à cuisiner le soir. Si vous sortez avec des amis, regardez le menu du restaurant à l’avance et choisissez ce que vous allez manger. Deuxième conseil : faites de l’exercice une priorité personnelle. Ne remettez pas ça à plus tard parce que vous avez travaillé tard ou que la journée a été chargée. Ne laissez pas la vie reléguer l’exercice au bas de la liste. Engagez-vous envers vous-même, et respectez cet engagement. Peu importe ce qui arrive. Ce n’est pas obligé d’être intense — juste marcher, c’est suffisant.

Ce site gratuit peut vous aider à comprendre les mécanismes scientifiques et les stratégies permettant de mettre le diabète de type 2 en rémission.

Ce site gratuit, fruit d’une collaboration entre deux organismes canadiens à but non lucratif, l'IPTN et l'IHSTS , offre de l’information sur la rémission du diabète de type 2, destinée aux personnes vivant avec cette condition, à leurs proches ainsi qu’aux professionnels de la santé. Il propose des données scientifiques, des étapes concrètes et des témoignages inspirants. La rémission est possible! Envie d’essayer? Aucune vente ne vous sera proposée. Explorez le site pour découvrir comment commencer.

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