JJ, 58 ans
Qui:
JJ, 58 ans, Tofino (C.-B.)
Âge au moment du diagnostic de diabète de type 2:
38 ans
En rémission depuis:
5 ans, par intermittence
Avant le diagnostic:
Dans la vingtaine et au début de la trentaine, je ne prenais pas vraiment soin de moi. Je travaillais dans le secteur de l’hôtellerie et je possédais un restaurant. Je faisais de longues heures, je me préoccupais davantage des clients et des revenus que de ma propre santé. Et j’avais commencé à prendre du poids.

Symptômes:
Avant mon diagnostic, je n’avais pas vraiment de symptômes. C’était silencieux. Je pense que ça a rendu les changements alimentaires et de mode de vie plus difficiles à adopter.
Diagnostic:
Lors d’un rendez-vous médical au début des années 2000, un test sanguin a révélé que ma glycémie était trop élevée. On m’a dit que j’étais diabétique et on m’a prescrit de la metformine (un médicament pour faire baisser la glycémie). J’ai été on et off avec ce médicament pendant plus de 18 ans. Mais ma glycémie était toujours instable, et mon poids augmentait constamment au fil des années.
Pourquoi avoir tenté la rémission?
Mon médecin m’a dit que je devrais maintenant commencer les injections d’insuline. Je l’ai fait pendant environ six mois, mais je n’étais pas heureux. Je me suis dit : « Je ne veux pas passer le reste de ma vie comme ça. Il faut que je trouve une autre voie. » C’est vraiment l’insuline qui a été le déclic pour moi.
Qu’avez-vous fait ?
C’est mon pharmacien qui m’a parlé d’un essai clinique dirigé par le Dr Jonathan Little, de l’Université de la Colombie-Britannique. Il s’agissait du protocole Ideal Protein : un programme faible en calories, en glucides et en gras, de type cétogène, qui combine des produits spécialement formulés, du coaching personnalisé et des repas faibles en glucides que je prépare moi-même chaque jour.
J’ai participé à cet essai clinique mené par des pharmaciens, axé sur la rémission du diabète.
Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?
Les deux premières semaines ont été très difficiles. Le corps doit s’adapter.
Mes médicaments ont dû être ajustés très rapidement tout au long du processus. J’ai complètement arrêté l’alcool — donc, à la fin d’une journée difficile, plus de martini, plus de sorties au pub avec les amis. Mais après ces deux semaines, le corps dit : « OK, je peux vivre comme ça. » J’ai perdu près de 100 livres au total. Je me suis mis à explorer des coins de Tofino que je ne connaissais même pas. C’était incroyable.
Et maintenant ?
J’ai connu des hauts et des bas. La période COVID a été difficile et j’ai repris un peu de poids. J’ai dû me réengager à quelques reprises. En ce moment, je suis de retour sur le programme Ideal Protein environ 50 % du temps. J’essaie de ne plus manger de glucides après le dîner. Il y a un an, ma glycémie remontait et mon médecin m’a prescrit de l’Ozempic. Les résultats sont bons. Mon poids est stable, et ma glycémie aussi.
Que souhaitez-vous dire aux autres?
Quand on se fixe un objectif, qu’on s’engage dans un programme, et qu’on atteint cet objectif, c'est euphorique. Je suis encore ému quand je pense à tout le chemin parcouru. Ce n’est pas facile… mais personne ne peut le faire à votre place. Il faut trouver en soi-même la force de le faire. Honnêtement, j’ai l’impression d’avoir sauvé ma vie. Et je me sens tellement mieux.
Meilleurs conseils?
Cherchez du soutien auprès de votre médecin, de votre pharmacien — ou des deux. Je n’aurais pas pu faire ça seul, parce que mes autres médicaments, comme ceux pour la tension artérielle, devaient aussi être ajustés. Et surtout : tenez bon. Ce n’est pas un programme qu’on peut faire à moitié ou de façon irrégulière. Il faut s’engager à fond, mais au final, ça en vaut vraiment la peine.